La stratégie professionnelle de la Mygalomorphae

Ce texte constitue le premier chapitre d’une série intitulée « Stratégies animales en milieu professionnel » et qui s’enrichira dans le temps.

Cet article concerne la stratégie professionnelle de la Mygalomorphae. Pour les autres significations, voir un article d’une encyclopédie dont la procédure éditoriale respecte un certain nombre de règles éthiques et professionnelles. Lire Diderot, D’Alembert.

La stratégie professionnelle de la Mygalomorphae forme le sous-ordre de « la stratégie professionnelle contemporaine de l’ère post-industrielle et digitale ».

Cette stratégie professionnelle est de type empathique – sympathique. Elle fait partie des plus cruelles car elle correspond à une mise à disposition de son être vers l’être de la proie. Celle-ci est souvent associée à une délocalisation ou un plan de départs négociés.

Le sous-ordre compte actuellement 13 familles, 329 genres et 22 651 espèces

Distribution

Les individus exploitant cette stratégie ont principalement élu domicile dans les régions tempérées et feutrées, le plus souvent, le postérieur reposant sereinement sur des fauteuils qui tournent et en plastique, imitant assez mal le cuir.

Caractéristiques

Cette stratégie est caractérisée par une association de sourires et liens fraternels puis de d’effarement devant les bons sentiments si démodés. La proie est généralement bercée par de courts discours illustrant le monde tel qu’il est et les idéaux des temps d’avant, avant la real-society.

Un soin particulier est donné à l’attention porté à l’autre. Le stratège s’attarde sur des détails, allant jusqu’à demander comment se sont déroulées « les épreuves du bac du plus grand. »

Physiologie et particularités des stratèges :

Comment les reconnaître et se protéger ?

La mue

Cette stratégie mue régulièrement. La déstabilisation en est le fondement, nécessité donc de basculer régulièrement entre « bon sentiment » et « mise en garde ». En langage populaire nous appelons cela le « chaud » / « froid ».

Cette variation permet de pantiniser la proie et la faire glisser insidieusement dans une posture de chasseur.

De nombreuses espèces  tissent une toile sociale lorsque sonne l’heure de la mue. Notons que ces stratèges sont dépourvus de squelette interne.

Pendant leurs premières années de vie, les stratèges muent tous les deux ou trois mois, à chaque stade de la croissance. Arrivés à l’âge adulte, ils ne changent de peau qu’une fois chaque année.

La nutrition

Malgré sa taille, le stratège ne peut pas ingurgiter directement sa proie. La négociation est longue et douloureuse. Mais le résultat est sans appel. La proie, vidée d’essence et de sens ne se remet généralement jamais de cette sensation : devenir un objet.

Elle accepte, ensuite, assez facilement les humiliations suivantes, terrorisées par le souvenir des liens et cassures du passé. Souvent, nous retrouvons le syndrome de Stockholm chez plusieurs victimes qui deviennent rapidement bourreaux à leur tour.

Un vrai succès.

Le venin

Le venin est puissant. Le sérum disponible est actuellement distribué par l’espèce humaine qui réchauffe la victime avec un retour à la simplicité. Un langage sans équivoque et permettant de revenir à la nature humaine solidarisée et respectueuse.

 

Un article librement inspiré de Wikipédia, l’encyclopédie en ligne
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