Passages (2)

La clef des champs

Quelquefois, lassé par l’urbanité, on se demande si la mégalopole qui attire et concentre, en même temps qu’elle construit de nouvelles barrières, n’a pas pour but d’inventer de nouveaux horizons, de nous emmener au delà du mur d’en face. Lorsque justement on ne trouve plus le passage pour aller – au choix – vers l’autre, l’émerveillement, la connaissance, un désir d’absolu, un rêve, ou encore le retour sur soi ? Vers la nature, sa propre nature, retrouver sa clef des champs… Franchir un pont, gravir un col, traverser une forêt, un désert ou une mer illustrent un besoin d’aventure, de nouveauté, de dépassement. Ce sont aussi des cheminements spirituels. Mais le désir d’évasion nait surtout dans le creuset des villes et des ports. Une cloison, des immeubles, des toits, une skyline entière se dressent devant l’ultime ligne d’horizon – l’océan, celui de Fernando Pessoa dans Ode maritime – comme pour en interdire l’accès ou au contraire pour la sublimer :

« Seul, sur le quai désert, en ce matin d’été, je regarde du côté de la barre, je regarde vers l’Indéfini, je regarde et j’ai plaisir à voir, petit, noir et clair, un paquebot qui entre. Il apparaît très loin, net, classique à sa manière. » Fernando Pessoa

La ville, ce réseau de rues, ces connexions, serait donc un peu comme l’arbre qui cache la forêt… Mais c’est aussi, dans ce feuillage urbain, cette arborescence humaine comme virtuelle, que s’élaborent le mélange, la rencontre avec l’autre, l’échange des idées et des humeurs, le débat. La ville ouvre au dialogue ; c’est LA matrice, en elle s’élaborent les nouvelles avancées techniques, les modes et les révolutions. C’est un refuge nocturne pour les rêves les plus fous, un foyer de phantasmes, un paradis et un enfer tout à la fois. Un organisme vivant géant dont les habitants seraient les globules rouges. Flux intérieurs, source lumineuse et labyrinthes de miroirs, la ville est aussi une vitrine. Elle doit donner à voir, et dans la logique marchande du capitalisme, elle doit susciter l’envie, envie d’acheter, de consommer, de se dissoudre dans une matérialisation à outrance. Dépersonnalisation… Et pourtant, combien de fois, dans la quête d’amour qui meut chaque être humain, la ville fut comparée par les romantiques et les symbolistes à une femme, la muse absolue des poètes ? Une séductrice, une dévoreuse d’hommes, une amante capricieuse, une initiatrice, une magicienne…

« Paris est une ville de miroirs. L’asphalte  lisse comme un miroir de ses chaussées, et surtout les terrasses vitrées devant chaque café. Une surabondance de glaces et de miroirs dans les cafés pour les rendre plus clairs à l’intérieur et donner une agréable ampleur à tous les compartiments et les recoins minuscules qui composent les établissements parisiens. Les femmes, ici, se voient plus qu’ailleurs ; de là vient la beauté particulière des Parisiennes. Avant qu’un homme ne les regarde ; elles voient déjà dix reflets d’elles-mêmes dans des miroirs. Mais l’homme aussi entrevoit, l’espace d’un éclair, sa physionomie. Il trouve ici sa propre image plus rapidement qu’ailleurs et il se voit aussi se conformer à cette image plus rapidement. Même les yeux des passants sont des miroirs voilés et le ciel s’étend sur Paris, le grand lit de la Seine, comme le miroir de cristal sur les lits bas dans les maisons de tolérance.

Si deux glaces se reflètent l’une l’autre, Satan joue son tour préféré et ouvre ainsi à sa manière (comme son partenaire dans les regards des amants) la perspective à l’infini. Que cela soit d’inspiration divine, ou d’inspiration satanique, Paris a la passion des perspectives en miroir. L’Arc de Triomphe, le Sacré-Cœur, même le Panthéon apparaissent de loin comme des images volant à faible hauteur, en ouverture architecturale au mirage. Lorsqu’il a transformé Paris sous le Second Empire, le baron Haussmann s’est enivré de ces perspectives et a cherché à les multiplier autant que cela était possible. Dans les passages la perspective est durablement conservée comme dans les nefs d’églises. Et les fenêtres à l’étage supérieur sont des tribunes où nichent des anges qu’on appelait « hirondelles ». – « Hirondelles (femmes) qui font la fenêtre.» Walter Benjamin

Les affiches de l’Art Nouveau comme celles de Mucha ont illustré cette hybridation. Mais dans les villes du XXème siècle sont aussi passé les chars de guerre et les totalitarismes les plus destructeurs. La ville est le lieu de passage de toute l’Histoire, le point de départ (la politique) et d’arrivée (le récit historique). Si la ville donne cette envie, ce besoin de partager, si elle favorise désirs de puissance et élans de liberté, elle tend toujours vers des dépassements : le sien et celui des frontières du réel. Elle tente aussi de paraître éternelle, indestructible, mais on connaît déjà tant de Babylone, tant d’empires ensevelis sous le sable ou les eaux que nous ne pouvons être dupes de cette ultime vanité.

« Si les portes de la perception étaient nettoyées, toute chose apparaîtrait à l’homme telle qu’elle est : infinie. » William Blake

La ville invite au dialogue intérieur, à l’analyse, à une plongée dans son être ou dans une recherche effrénée d’une réponse, d’un acquiescement. Car la ville sait créer des solitudes nouvelles. Solitude de l’individu dans la mégapole, mais aussi solitude de la navigation sur la Toile…

Ville immatérielle et réalité « augmentée »

Cependant au XXIème siècle, les bars et les lieux publics sont-ils toujours le terrain d’excellence pour toutes les rencontres, les inventions, les délires et les projections humaines, ou est-ce désormais dans le rythme binaire des courriels que se crée la ville globale de demain, de Pékin à Bamako, de Vancouver à Singapour ?

La ville du XXIème siècle a créé un niveau d’interactions supplémentaire, celui du monde virtuel. Elle invente de nouveaux étages, toujours plus aériens, éthérés, de nouvelles cartes, d’autres circuits où le hasard a aussi droit de cité, qui nous amènent vers des informations, des divertissements, du sexe online, des FORUMS et même d’autres passages : les liens hypertextes que je peux multiplier à loisir, par exemple ici dans mon propre développé. De nouvelles communautés naissent grâce aux réseaux sociaux (RS), toute une nouvelle culture Web2.0 se crée avec l’accélération des connexions sur le plan virtuel. Une révolution anthropologique qui fini par donner un tracé hyper complexe, une arborescence démente, une topographie en remodelage perpétuel du village global. A l’exemple de certaines religions monothéïstes, cette divinité n’est pas représentable !

On a connu la constitution de villes imaginaires virtuelles avec Second Life, où une société entière se reconstruit sur un clavier d’ordinateur, avec ses interactions économiques qui rejouent la comédie du pouvoir terrestre, ou Farmville, simulant la vie à la ferme. Les modes des jeux passent, mais ce phénomène de monde virtuel s’ancre dans notre réalité, au point qu’on imagine maintenant des transitions possibles entre les deux univers. Ainsi Alain Brégy, sous son pseudo Woldenavro, nous propose toute une réflexion sur le sujet. Il va même plus loin puisqu’il publie sur son excellent blog les avancées d’une expérimentation en cours un prototype de « réalité augmentée » : Hybrid world permet le passage du monde réel au virtuel, ou selon sa propre définition,  la rencontre des « mondes tangibles et mondes virtuels ». Jusqu’à quel point de fusion, l’avenir nous le dira. Mais cette dématérialisation en live de notre réalité pose des questions existentielle, par exemple la fuite en avant dans le tout virtuel occultera-t-elle les énormes enjeux écologiques qui pèsent sur l’humanité et la planète toute entière, ou aidera-t-elle à les résoudre ?…

Un artifice auto-généré

Le web reconstruit, tout comme Italo Calvino dans « les villes invisibles », des architectures fabuleuses et ouvragées, des scènes en lévitation dans d’autres mondes, dans quelque outerspace

Les internautes peuvent planter un nouveau décor, lui aussi en mouvement, toujours renouvelé et avec des changements encore plus rapides, construire d’autres réseaux de communication. Décor dans lequel on apprend à s’y rencontrer en direct, avec Skype par exemple mai aussi en différé, qui dans les deux cas donne cette impression d’hyperconnexion qui peut vite devenir addictive. Les nouveaux Smartphones nous donnent ce pouvoir – oppression parfois – d’être toujours connecté, de pouvoir parler à ses proches, de pouvoir échanger SMS et mails à ses « contacts ». On peut désormais s’informer différemment, indépendamment des médias mainstream, voire se sur-informer,  avoir le sentiment de vivre dix vies à la fois… Des Community Manager rassemblent des milliers d’internautes souvent dans un but commercial, tandis les blogs gratuits et accès libre fleurissent pour le plus grand bien de l’expression libre, et parfois la vitalité artistique et démocratique. Mais la plupart du temps on croise sur le Net des traces des autres, ce qui est déjà un peu différent de la « vraie vie » et nous ramène plutôt à une déambulation dans un paysage déserté par les humains, avec des écrits sur les murs/pages, des affiches, des panneaux indicateurs, des enregistrements, fichiers vidéos et images, comme seules informations sur ses habitants.

« Si l’on devait vivre éternellement, tout deviendrait monotone. C’est l’idée de la mort qui nous talonne. C’est la hantise et le désir de l’homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l’art. » Brassaï

De nouvelles pratiques artistiques, comme l’infographie, le webdesign, sont nées de cette évolution, qui donnent une apparence, « un visage » à de simples codes binaires. Nous travaillons, lisons, pensons, interagissons avec de nouveaux documents, des fichiers numériques. Nouvelles pratiques aussi dans la communication aux autres, puisque je peux décider à tout moment de faire une pause dans mon écriture, et aller naviguer sur la Toile pour rechercher une info, confirmer telle autre par recoupement, écouter un album en streaming et même avoir un « chat » pendant quelques minutes avec un(e) ami(e) via les RS, tout en restant sagement assis devant mon écran ! Le dashboard de mon écran plat, le clavier sont autant de tableaux de bords et de boutons de commandes qui assimilent l’ordinateur à un vaisseau aérien, voire à une préfiguration des véhicules spatiaux individuels…

La construction de la réalité virtuelle provoque une impression d’intemporalité, d’éternité. Lorsqu’on allume son ordinateur pour rejoindre ses « favoris », on a du mal à imaginer qu’un méga-bug dans les serveurs terminaux – où l’on stocke la mémoire de toutes ces actions – peut effacer en un instant des millions de fichiers électroniques… De plus existe toujours ce risque d’une volonté politique de censure, qui pour une raison ou une autre, interdit et rend impossible l’accès à un certain nombre de sites : en Chine avec le « Bouclier d’Or » ou « Grande muraille pare-feu » qui bloque la création et la diffusion des microblogs contestataires, comme celui de l’artiste Ai Weiwei et l’utilisation de Facebook et de Twitter, alors qu’aux USA la site de téléchargement MegaUpload, qui a été interdit pour des raisons de stratégie commerciale, pose la question des droits d’auteurs.

Le règne des apparences ?

Vertige des croisements tous azimut, abysses ou sommets de la pensée… Le réseau urbain ou virtuel est une envolée de pensées, une concentration et un éparpillement à la fois. La ville absorbe, nourrit et amplifie, la ville gaspille car elle est aussi dévoratrice d’énergies. À l’image des interconnexions synaptiques, des flux de courant électrique, comme celle qui circulent dans les câbles de cette ville immatérielle qui ne dort jamais. Sur certaines animations urbaines on peut suivre en accéléré les mouvements des portables, l’intensité de l’envoi des SMS en fonction du temps, feu d’artifice nocturne de la communication à tout va. Comme vers une vitrine ou un bar éclairés, l’internaute se dirige vers ce qui semble être un foyer de chaleur humain, virtuel certes, mais avec parfois une interaction en temps réel, pour arriver jusqu’à une page ou un forum de discussion, des rencontres et des dialogues/conversations via ordinateurs ou smartphones interposés. De l’autre côté de l’écran, des mains, des présences lointaines, vont composer un texte, mettre en ligne une photo ou une vidéo dans un jeu de miroirs, une stratégie d’apparitions/disparitions.

Le Web a ceci d’excitant qu’il permet de rejouer toute l’année le carnaval à Venise, en glissant sur la toile avec sa souri/gondole, sans trop se mouiller. Il invite surtout de se composer des masques, agir derrière des pseudos, pour naviguer, draguer en toute (in)discrétion. On peut aussi décider d’avancer à visage découvert et publier un texte en son nom, poster un commentaire ou un visuel, se mettre en avant, devenir un acteur ponctuel, un auteur, un éditeur multimédia. Actuellement le terme en vogue de « contenu »  va-t-il en pratique donner plus de sens, d’éthique et d’humanité, aujourd’hui franchement orientée vers la reproduction des réflexes capitalistes. Heureusement, et tant que le Web sera libre, des actions collaboratives et humanistes, de véritables créations de valeurs,  investissent et réussissent sur la Toile.

Coté cour, coté jardin : la parole comme passeur

« La vie est un passage, le monde est une salle de spectacles. On entre, on regarde, on sort. » Démocrite

Peut-être le grand philosophe aurait-il pu ajouter « on joue »… Car les hommes adorent se mettre en scène. Pour cela, ils ont inventé le théâtre, adapté des cérémonies religieuses païennes. Comme une projection collective dans un mouvement de ronde rituelle et enivrante, le théâtre est cette première page, ce support vivant qui autorise la représentation. Ensuite viendra le décor de fond qui insère l’action dans un cadre imaginaire ou sublimé (théâtres antiques d’Orange et de Taormina, ouvert sur la mer). La scène aussi est un passage, chemin d’immortalité et de gloire, de questionnement et de déchirement aussi…

« The River », Charles Sandison, Musée Quai Branly, 2010

Elle donne un reflet à la société, un récit à ses mouvements souvent incohérents. C’est un cheminement de la pensée illustré et incarné, grâce auquel on est ému, on réfléchit, qui nous fait évoluer vers d’autres schémas. Le théâtre est un passeur de mots, qui redonne à la parole sa force primordiale. Quand on constate à quel point le langage est transformé par la pratique de l’urbanité (lire Flux du langage), comment la société remodèle sans cesse les discours, et parfois enferme et contrarie le flot des mots, il est toujours bon d’aller au théâtre se rassurer de leur force et de leur indépendance. Retrouver leur impact véritable, libérer la parole, formuler de nouveaux possibles…

Initiations, passages temporel et rituels

On pense aussi aux rites de passages dans les civilisations archaïques, les cultures traditionnelles africaines, asiatiques, européennes ou amérindiennes ; il s’agissait de symboliser, de mettre en scène par un rituel, des costumes et un récit, le passage de l’enfance à l’âge adulte. Ou encore le passage d’un état de non-initié à celui d’initié, le parcours allant toujours de l’ignorance vers la connaissance, en quelque sorte la sortie de la caverne de Platon. Les sociétés ésotériques comme les différentes religions ont toutes leur rituels qui évoquent la progression vers des stades plus avancés, éveillés, vers la connaissance, la rencontre avec la foi, la révélation…

Le but EST le chemin : spiritualités

Repartons à nouveau loin dans le temps et étudions ce que signifie le passage dans l’étymologie judéo-chrétienne ? Le mot Pâques, qui indique la fête la plus importante du calendrier chrétien, et qu’on retrouve lié à la sortie d’Égypte de l’Ancien Testament (et le célèbre passage de Moïse guidant le peuple juif à travers les eaux de la mer rouge) nous ouvre de nouvelles perspectives :

« Pâque », du latin populaire pascua, altération (par influence de pascua « nourriture », du verbe pascere « paître ») du latin écclésiastique Pascha, emprunté au grec πάσχα / páskha, lui-même emprunté à l’hébreu פסח Pessa’h « il passa [par-dessus] », d’où « passage », est le nom de la fête juive qui commémore la sortie d’Égypte. D’après les Évangiles, c’est pendant cette fête juivequ’eut lieu la résurrection de Jésus ; c’est pourquoi le nom en a été repris pour désigner la fête chrétienne.

Passage de l’obscurité à la lumière

Pour les catholiques, le symbolisme de la lumière de Pâques a un sens cosmique. La référence à l’équinoxe et à la pleine lune (voir plus haut la date de Pâques) n’est pas pour eux quelque chose de fortuit : elle est voulue par Dieu lui-même. Ce n’est qu’à l’équinoxe que le Soleil éclaire toute la Terre tandis que, au même moment, la pleine lune continue à réfléchir ses rayons pendant la nuit. Wikipedia

« Ce monde est la porte d’entrée. C’est une barrière. Et en même temps, c’est le passage. » Simone Weil, extrait de La Pesanteur et la grâce

On pense aussi aux pèlerinages, celui de saint Jacques de Compostelle par exemple, ou encore le pèlerinage à la Mecque avec les caravansérails, la route de la soie, qui ont créé des réseaux, des organisations, qui ont entrainé des millions d’hommes et de femmes sur les routes de la foi et de l’approfondissement spirituel, qui ont forgé des empires et inventé de nouvelles économies. Mais la vraie richesse trouvée tout au long du chemin par les pèlerins n’a évidemment aucune valeur marchande !

Le Tao, La Voie du milieu (en caractère chinois 道, dào signifiant « voie, chemin ») est aussi celle qui mène à la vérité par l’écoute-en-soi et au dénuement. Les taoïstes suivent les enseignements de Lao Tseu, personnage mythique à la sagesse légendaire, né il y a plus de 2500 ans en Chine. Environ à la même période en Inde, le Bouddhisme assurait que le but EST le chemin. Le livre des transformation, le Yi King, toujours en Chine, explique que le propre de tout être vivant comme de tout univers est le changement, la métamorphose. Il aide et prépare à ces transition en nous rappelant que la vie, si elle s’avère souvent être une épreuve, est avant tout un cheminement !

« Le but est le chemin lui-même. Prenez plaisir maintenant. L’éternité est ici. » Nashti

Voilà, c’est sur ces messages de paix que je bouclerai cette longue promenade discursive, qui loin de s’arrêter à une quelconque ligne d’arrivée, vous entrainera, toujours plus curieux(se), encore plus loin, sur les chemins de la méditation et de la réalité, à la découverte de soi et du monde. De précieux moments que nous offre la vie sur Terre, car nous savons tous que nous y sommes… de passage. Autant donc aller à la rencontre de notre être profond dans le temps limité qui nous est imparti, afin de le faire fructifier. Tout en profitant des bonheurs que la vie peut parfois nous offrir, il faut toujours savoir se mettre en mouvement au moment opportun, pour avancer un peu plus – non pas vers la mort, qui saura bien nous trouver un jour – mais à travers l’inconnu, vers la sagesse et la vérité.

Passages en images

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Crédits photo ©Florent Hugoniot
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Je reviens enfin devant mon clavier et mon écran d’ordinateur, après ce grand voyage. En le composant, avec tous ses renvois à d’autres pages web, je me suis pris à penser à la fameuse nouvelle La Bibliothèque de Babel, de Jorge Luis Borges, qui dans sa la recherche du livre ultime et d’une révélation, se rapproche de la bibliothèque des bibliothèques, quasi infinie, qu’est aussi devenue la Toile. Loin de la volonté mégalomaniaque d’un pseudo-démiurge mystique, j’espère juste que ce texte vous aura, premièrement fait passer un agréable moment (vous pouvez laisser un post, réagir ci-dessous, une option de l’édition Web !) tout en vous entrainant plus loin, vers une réflexion constructive. Je n’ai voulu ici qu’être un passeur, un messager, un go-betweenselon ce beau terme anglais, entre différents univers. Et il en existe encore tant d’autres… Attention à ne pas louper la marche !

Pour terminer sur de beaux textes, de et mis en musique par Dominique A, je vous conseille son dernier album, magnifique : Vers les lueurs.

Florent Hugoniot

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