Murales du Yucatán

Tucan à Tulum

C’est au gré de ses déambulations dans la péninsule du Yucatán, et donc parfaitement par hasard, qu’Anne B. est tombée sur les murales présentés ici. De Tulum à Campeche et Merida, elle s’est laissé aller à la flânerie urbaine, ponctuée par le Street art latino. Cette expression artistique, libre et populaire, qui explose sur les façades d’Amérique centrale, Anne B. avait déjà pu la photographier à l’occasion d’autres voyages en Amérique du sud. D’ailleurs il y aura prochainement un autre article sur Valparaiso, très fourni en images, à paraître prochainement.

Le Mexique est reconnu depuis longtemps comme un terreau fertile pour les murales (fresques) et les plantillas (pochoirs). On a pu déjà le découvrir sur lapartmanquante à l’occasion de nombreux articles (à Puebla, Oaxaca, San Cristóbal…). Mais grâce à ce reportage d’Anne B., nous découvrons d’autres styles, d’autres types d’expression et d’autres univers, peut-être plus proches des préoccupations écologiques. Effectivement, le Yucatán, en plus d’être une destination internationale prisée pour ses belles plages de sable blanc et ses eaux turquoises, est recouvert par une forêt primitive, dans laquelle vivent de nombreuses communautés mayas. Ce patrimoine naturel et culturel en fait son attraction, il s’agit donc de le valoriser, mais aussi de le protéger.

Voici les commentaires d’Anne B. qui suivent le parcours photographique qu’elle a elle-même réalisé sur quelques jours, en février 2012 :

Au Yucatán, les murales sont porteurs de messages universels, mais transmettent aussi une forte identité culturelle – indienne particulièrement – comme le rapport à la mort. Cela m’a frappé, par comparaison avec ceux que j’ai pu voir à San Cristóbal de Las Casas dans le Chiapas, ou ailleurs en Amérique du sud, qui sont souvent plus politiques. Plusieurs fresques de Campeche (ville portuaire fortifiée par les espagnols contre les pirates anglais) pourraient s’intituler: « fiers d’être Indiens ». Certains murales sont d’ailleurs plus proches de véritables fresques que de tags urbains. A ce titre, on peut se demander si ces murales sont l’œuvre spontanée d’artistes ou s’ils sont été commandés par une municipalité dans un but promotionnel.

Les murales de Campeche, de style plutôt naïf, ont la particularité de couvrir une très grande surface, parfois une façade d’immeuble entier. Ceux de Tulum, parfois exotico-touristiques (le toucan), peuvent aussi porter un message plus spécifiquement écolo (les tortues), même si ces deux univers sont ici très perméables l’un à l’autre.

À Merida, capitale du Yucatán, on trouve une grande fresque colorée élaborée par un artiste reconnu, qui a travaillé avec un historien (c’est tout ce que je sais) et aussi des tags urbains plus internationaux, moins marqués par l’identité maya/mexicaine.

A seguir !

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