Arte de la Tierra en la Zacatecana

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Más abajo, traducción en español

Nouvelle édition de Arte de la Tierra, une performance-atelier de plusieurs artistes qui ont pour objectif d’investir un espace, et d’y réaliser en quelques jours des sculptures, des œuvres picturales et des installations in situ. Cette fois-ci, le décor était plus urbain, après l’immense étendue désertique de l’État de San Luis Potosi (lire Arte de la Tierra en el desierto). Le terrain choisi était un ancienne hacienda du 19ème siècle, une fabrique de fils et de tissus construite en 1830. Abandonnée au début du 20ème siècle, elle est aujourd’hui complètement en ruine, mais dégage un charme incroyable. Lieu idéal pour le landart, cet espace en plein centre de la petite municipalité de la Zacatecana, à quelques kilomètres seulement de la ville de Zacatecas, est aussi le domaine privilégié des enfants du village, un terrain de jeu et d’aventures rêvé…

20140324-092501.jpgCette expérience artistique s’est déroulée sur trois jours, du vendredi 22 mars au dimanche 24 mars 2014, et s’est clôturée avec une présentation au public de tout le parcours. Elle a été organisée avec le concours de nombreux artistes de Zacatecas et de Fresnillo : Sarah Goaër, Iván Leaños, Chucho Reyes, Adrian Ruis Esparza, Abraham Orozco, Sarahí Cuevas Reyes, Miguel Angel Mier, Lisette Orozco et Ivan Medrano, Karina Lozano, Florent Hugoniot, Javier Cortez, Javier Diaz Palacio, Omar Lemus, y los niños de la Zacatecana.

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Œuvre de Sarah Goaër en processus : un nipulture

Iván Leaños a choisi d’illustrer la ligne de rupture entre l’occupation et l’abandon d’un espace avec une série de sculpture fabriquées avec des pierres trouvées dans le terrain, et qui jouent avec des équilibres improbables, évoquant à la fois la chute possible et la vie toujours reprenant ses droits dans une friche urbaine.

Sarah Goaër a construit un nid géant abritant une minuscule coquille d’œuf en son centre, dans lequel se trouve encore l’oisillon mort : nid-sépulture ou nipulture

Sarahí Cuevas Reyes et Abraham Mascorro ont conçu une installation abstraite racontant le processus de la tonte des moutons jusqu’à la filature de la laine.

Chucho Reyes, inspiré par les nombreuses cheminées encore en place dans l’hacienda, a investi une grande salle sans toit, avec deux hautes fenêtres et une cheminée centrale. C’est dans celle-ci qu’il est intervenu à l’aide de branchages et de peinture, donnant l’idée d’une fugata (feu, flambée) surréaliste, al reverso, comme si la cheminée crachait ses branches. On pensait à l’installation trompe-l’œil de Salvador Dali, Mae West, car en regardant avec du recul la façade, on voyait un masque de géant…

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Karina Lozano

Karina Lozano, inspirée peut-être par le film The Birds (Les oiseaux) d’Alfred Hitchcock, a peuplé un grand arbre de silhouettes de corbeaux en papier de soie noir. Puis un peu plus loin dans une salle ouverte aux vents, elle a collé quelques paires de volatiles en miroir.

Lisette Orozco et Ivan Medrano sont intervenu dans un petit pavillon à l’entrée de l’hacienda, et ont tiré profit des restes d’un feu pour tracer des curieux signes ésotériques et préhistoriques sur les murs, accrocher un tibia (de mammouth ou quel animal mythologique ?) et disposer au sol un tapis de pierres et de cendres.

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Miguel Meir

Miguel Angel Mier a enroulé un arbre sec et inversé de fils de divers matières, les racines tendues vers l’infini, comme à la recherche de nourritures célestes.

Javier Diaz Palacio a proposé une installation, un cadre vide se balançant dans le cadre d’une fenêtre, sous un guéridon et une forme en terre trouée.

Adrian Ruis Esparza a profité d’une longue arcade pour y suspendre des sacs en plastique remplis de terre, de cendre, de détritus trouvés dans le terrain.

Moi, j’ai jeté mon dévolu sur une grand bassin circulaire, une réserve d’eau aujourd’hui vide. Le ciel de ce week-end était peuplé de gros nuages moutonnants, spectaculaires, qui m’ont tout simplement inspiré. Avec du papier de soie blanc et bleu et un tube de colle, j’ai animé ce bassin d’une famille idéalisée de nuages pas trop sages… qui une fois collés se sont amusés du vent pour onduler et bruisser sans discontinuer. Reflets imaginaires, ils tendaient leurs bras vers leurs cousins réels et recréaient, dans ce cercle de pierre et de béton, l’idée du cycle de l’eau.

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Florent Hugoniot

Des enfants du village, curieux de cette frénésie créatrice soudaine, ont décidé de participer aux réjouissances avec pas moins de trois œuvres : La façade d’un bâtiment, recouverte de fils de chanvre flottant au vent, certains lestés par des pierres. Puis une maquette en pierres et branchages du cirque, installé à deux pas, dans la même enceinte. Et enfin une fresque murale verte, à base du jus d’une plante poussant dans les environs.

Un temazcal (bain de vapeur traditionnel et curatif mexicain) a été construit et inauguré par le groupe d’artistes de Fresnillo le vendredi soir. Les tentes de camping de certains participants ont poussé dans l’ancien bassin d’eau, puis la musique, les rires, le feu et la fête sont venus redonner un moment de vie et d’intensité à l’hacienda abandonnée.

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Dimanche matin de bonne heure, afin de commencer dans l’allégresse et de se rafraîchir au vue de la chaude et sèche journée se profilant, petits et grands enfants ont improvisé une bataille d’eau bien tonique ! Les artistes ont profité des dernières heures pour finaliser leurs œuvres, et vers 4h, après un repas de tortillas y ….. offert par la municipalité de la Zacatecana, un recorrido, une présentation a été donnée par chacun des artistes présents (sans oublier les enfants) de chacune des œuvres. Les habitants du village, sans aucune publicité, s’étaient déplacés en nombre. Rangement et nettoyage du lieu, gracias y adios… Cette expérience fut un succès artistique et public, et on attend avec impatience la prochaine édition !

Ci-dessous, le diaporama des œuvres / más abajo, el diaporama de las obras.

Crédits photographiques / créditos fotográficos : merci à / gracias a Sarahí Cuevas Reyes, Karina Lozano, Sarah Goaër, Ale Celis.

©Florent Hugoniot

 

Arte de la Tierra en la Zacatecana

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La nueva edición de Arte de la Tierra es una realización-taller de varios artistas que tienen como objetivo ocupar un espacio y realizar allí, en pocos días, esculturas, obras pictóricas e instalaciones in situ. Esta vez, el sitio fue más urbano, después de la extensión inmensa y desértica del estado de San Luis Potosí (leer Arte de la Tierra el desierto). El terreno escogido es una antigua hacienda del siglo XIX, una fábrica de hilos y de tejidos construida en 1830. Abandonada al principio del siglo XX, la hacienda está hoy completamente en ruinas, pero de ella se desprende un encanto increíble. Lugar ideal para el landart, este espacio en el centro de la pequeña municipalidad de La Zacatecana, a algunos kilómetros solamente de la ciudad de Zacatecas, es también el campo privilegiado de los niños del pueblo, un terreno de juego y de aventuras soñado…

alecelis1Este experimento artístico se celebró en tres días, del viernes 22 de marzo al domingo 24 de marzo de 2014, y fue concluido con una presentación al público de todo el trayecto. Ha sido organizado con la participación de numerosos artistas de Zacatecas y de Fresnillo: Sarah Goaër, Iván Leaños, Chucho Reyes, Adrián Ruiz Esparza, Abraham Orozco, Sarah Cuevas Reyes, Miguel Angel Mier, Lisette Orozco, Iván Medrano, Karina Lozano, Florent Hugoniot, Javier Cortez, Javier Díaz Palacio, Omar Lemus y los niños de La Zacatecana.

 

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Iván Leaños

Iván Leaños escogió ilustrar la línea de ruptura entre la ocupación y el abandono de un espacio con una serie de esculturas fabricadas con piedras encontradas en el terreno y que juegan con equilibrios improbables, evocando a la vez la caída posible y la vida, siempre que repite sus derechos en un baldío urbano.

 

Sara Goaër construyó un nido gigante que protegía una concha minúscula de huevo en su centro, en el cual todavía se encuentra el polluelo muerto: nido-sepultura o nipulture

Sarah Cuevas Reyes y Abraham Mascorro concibieron una instalación abstracta que contaba el proceso de la lana esquilada de los carneros hasta la hilandería de la lana.

Chucho Reyes, inspirado por las numerosas chimeneas todavía en la plaza de la hacienda, invistió una gran sala sin tejado, con dos altas ventanas y una chimenea central. En él intervino con la ayuda de ramajes y con la ayuda de pintura, dando la idea de una fogata surrealista al revés, como si la chimenea escupiera ramas. Pensábamos en la instalación en engañifa de Salvador Dalí, Mae West, porque mirando la fachada en retrospectiva veíamos una máscara de gigante…

Chuco Reyes

Chuco Reyes

Karina Lozano, inspirada posiblemente en la película The Birds (Los pájaros) de Alfred Hitchcock, pobló un gran árbol negro de siluetas de cuervos de papel de seda. Luego un poco más lejos, en una sala abierta a los vientos, pegó algunos pares de volátiles en espejo.

Lisette Orozco y Iván Medrano intervinieron en un pequeño pabellón a la entrada de la hacienda y sacaron provecho de los restos de luz para trazar curiosos signos esotéricos y prehistóricos sobre las paredes, colgar una tibia de mamut y disponer en el suelo una alfombra de piedras y cenizas.

Miguel Angel Mier enrolló un árbol seco e invertido por hilo de distintos materiales, las raíces tendidas hacia el infinito, como en busca de alimentos celestes.

Javier Díaz Palacio propuso una instalación, un marco vacío meciéndose en el marco de una ventana, bajo un velador y una forma en tierra agujerada.

Adrian Ruis Esparza sacó provecho de un soportal largo para suspender de eso bolsas de plástico llenas de tierra, de ceniza, de desperdicios encontrados en el terreno.

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Yo puse mi destinado sobre un gran estanque circular, una reserva de agua hoy vacía. El cielo de este fin de semana estuvo poblado de gruesas nubes encrespadas y espectaculares, que simplemente me inspiraron. Con papel de seda blanco y azul y un tubo de cola, presenté este estanque de una familia idealizada por nubes no demasiado prudentes que una vez pegados se divirtieron con el viento para ondular y susurrar sin interrupción. Reflejos imaginarios abrían sus brazos hacia sus primos reales y recreaban, en este círculo de piedra y de hormigón, la idea del ciclo del agua.

alecelis4Los niños del pueblo, curiosos por este súbito frenesí creador, decidieron participar en los regocijos con no menos de tres obras: la fachada de un edificio, recubierta con un hilo de cáñamo que flota en el viento, algunos lastados por piedras. Luego una maqueta en piedras y ramajes del circo, instalado a dos pasos, en el mismo recinto. Y último un fresco mural verde, a base del zumo de una planta que crece en los alrededores.

Un temazcal (baño mexicano tradicional y curativo de vapor) ha sido construido e inaugurado por el grupo de artistas de San Luis Potosí el viernes por la tarde. Las tiendas de ciertos participantes crecieron en el antiguo estanque de agua, luego la música, las risas, el fuego y la fiesta vinieron para devolver un momento de vida y de intensidad a la hacienda abandonada.

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¡El domingo por la mañana temprano, con el fin de comenzar con la alegría y de tomar un refresco en vista del caliente y seco día que se perfila, niños pequeños y grandes improvisaron una batalla de agua muy tónica! Los artistas sacaron provecho de las últimas horas para finalizar sus obras, y hacia las cuatro de la tarde, después de una comida ofrecida por la municipalidad de La Zacatecana, un recorrido y la presentación ha sido dada por cada uno de los artistas (sin olvidar a los niños) de cada una de las obras. Los habitantes del pueblo, sin ningún anuncio, se habían desplazado en número. ¡Arreglo y limpieza del lugar, últimas gracias y adiós…! ¡Esta experiencia fue un éxito artístico y público, y esperamos con impaciencia la edición próxima!

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©Florent Hugoniot – Ale Celis ©fotos

Gracias a Marcela Gándara Rodríguez para la traducción español.

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