Les mots nous mentent et nous aimantent

img_0251Croire a toujours été le moteur. Croire au destin, croire en Dieu, en l’amour, à la justice, croire en l’homme, croire en soi… Croire, c’est aimer encore. Lorsqu’un système de croyance s’avère trop étriqué ou dépassé, il s’écroule sur lui-même comme un vieux temple aux rites désormais désuets. L’être humain – être social autant que de trancendance – a alors vite fait d’en reconstruire un autre. Car il faut bien croire que notre passage sur terre n’est pas vain, que notre corps et notre esprit ne sont pas voués aux quatre vents, qu’il y a une finalité à tout cela ; que nous accomplissons un destin où l’individu se mêle aux affaires communes, où la quête personnelle s’appuie sur une conscience universelle qui nous permet de nous surprendre et de nous dépasser et parfois même de nous sublimer. Sinon, à quoi bon se lever tous les jours pour gagner sa croûte, élaborer des projets et les réaliser, faire des enfants, éduquer, transmettre ?…

La vie n’est pas juste la satisfaction de désirs immédiats. Chacun tente de se projeter dans le futur et formule des espoirs, nourrit des rêves, du moins ici-même au sein de la réalité, à défaut dans l’au-delà ou pour une plus belle réincarnation. Lire la suite

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Amor, l’amour à mort.

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“Je t’aime, moi non plus” : Serge Gainsbourg avait trouvé la parade parfaite dans le jeu de projection/attraction/répulsion qu’est l’amour. Terme qu’on ne pourra jamais définir, sinon désigner par un faisceau d’images et de métaphores telles que bonheur, destinée, jeu du hasard et de la séduction, chaîne, partage, équilibre affectif, paix intérieure, complétude, folie, maturité, éternel retour, bref tout ce qui peut nous ravir et nous rassurer. Pour autant, ce n’est pas sur le terrain glissant et indéfiniment pentu de la relation amoureuse, du Bel Amour que je m’aventurerai, mais sur celui d’un de ses substituts, ou plutôt vers ses reflets miroitants. Je prendrai donc le chemin de l’alcôve dans laquelle beaucoup comme moi courent se réfugier, se déverser et panser leurs plaies, en cas de grosse déception amoureuse : le cabinet du ou de la psy, dans l’oreille duquel/de laquelle on va s’épancher et livrer ses plus intimes confessions… à défaut désormais de prendre l’antique autoroute du confessionnal avec ses directeurs de conscience et ses religieux de tout poil et de tout ordre. Lire la suite

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Querétaro street art 3

dscn1728Calligraphies, abstractions, science-fiction, monstres et autres curiosités du street art sur les murs et façades de Querétaro, pour cette troisième déambulation urbaine.

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Bestiaire street art – Querétaro 2

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Retour à Querétaro pour un tour de ville sous les auspices du street art. En effet, Querétaro n’est pas avare en surprises visuelles, que ce soit dans le centre historique ou dans les quartiers plus périphériques. Les artistes de rue semblent y jouir d’une grande tolérance, quand ils ne décorent pas sur commande le mur d’un édifice public ou la devanture d’un commerçant.

Voici donc une galerie photo dont la thématique est l’animal, la bête, le dragon, la chimère… Lire la suite

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Être Mexicain ?

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« On ne fait pas un voyage. C’est le voyage qui vous fait, ou vous défait. »

Nicolas Bouvier

Cette embardée historique et culturelle au Mexique arrive à son terme avec cet épilogue plus introspectif, comme une forme de conclusion générale qui sera aussi une ouverture sur les chances de ce pays dans un proche futur. Mais le voyage ne s’arrête pas là ! Pas celui des déambulations poétiques et des promenades dans le réel, que je ne manquerai pas de suivre pour chaque nouveau pays visité ou habité, pour chaque ville traversée, ou même sur des chemins cent fois empruntés. Pas plus que ne s’arrête ici cette aventure de l’écriture qui me pousse à aligner des lettres et des mots sur mon clavier. Pas à pas, touche à touche, des horizons s’ouvrent, éloquents, tandis que des portes se referment en silence. Le temps est un décompte, l’espace d’une page blanche une promesse. Lire la suite

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Manzanas neoyorquinas

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Photo©Sarah Cuevas Reyes

Escuché murmurar que la mejor forma de llegar a Nueva York es en un Mustang y a gran velocidad. Buena idea, tanto que irrumpimos en la selva de concreto montados en un Mustang amarillo que corría cual si se tratara realmente de un montón de caballos tirando juntos de un carruaje, y atravesando en un suspiro las islas-colonias que ahora son el sello indiscutible de la gran urbe. Allí estaba la inmensa ciudad: la ciudad criminalizada del siglo XIX; una de las ciudades más populares no solo de los Estados Unidos, sino del mundo. Lire la suite

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Comment peut-on être mexicain ? (5)

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Une grand-mère et sa petite-fille sur le balcon aux couleurs du Mexique pour le Dia del Grito, Puebla 2011

Viva México !

 » Pratiquement tout ce que j’ai écrit a à voir avec le Mexique. J’ai beaucoup voyagé mais je reviens toujours à cette énigme, à cet étrange sport extrême qui est d’être Mexicain. Il y a un dialogue avec mon pays qui est naturellement un dialogue critique, une mise en doute de l’identité. »

Juan Villoro, écrivain mexicain

L’analyse critique de l’identité mexicaine, que j’ai commencée au début de cette étude arrive a son terme, mais est-t-elle arrivée à son but ? Je veux dire, a-t-elle réussi à se faire passage entre deux cultures, la française et la mexicaine ? Bref, la mayonnaise a-t-elle pris, la métamorphose a-t-elle eu lieu, me suis-je mexicanisé, et à la lecture de mes différentes parties, est-il possible de plonger et de s’immerger dans les sensations, les problématiques, les senteurs, les promesses du Mexique ?? C’est évidemment au lecteur de se faire sa propre opinion. Lire la suite

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